FireFox : vivisection d'un zombie

lundi 13 août 2012 à 02:10

FireFox, voila un navigateur avec une histoire interressante. Fils légitime de Mozilla, qui fut le perdant d'un duel innégal face à Internet explorer, le petit renard roux fini par remporter ce même duel. Quelle victoire pour monde du logiciel libre face à Microsoft, le géant des logiciel propriétaires. Mais depuis quelque temps, le petit renard semble agoniser au fond de son terrier. Analyse d'une victoire et d'une chute.

IE vs Mozilla : le duel

Pendant des années, il n'y avait qu'un seul navigateur : IE. Et oui, si les plus jeunes ne s'en souviennent pas, c'était l'époque où il n'y avait pas de problèmes de javascript ou de CSS entre les navigateurs. Aillant commencé l'informatique en 97, je n'ai pas connu la domination de netscape… Mais entre 97 et 2004, les sites étaient fait et optimisé pour IE 5 et IE 5.5. Durant ces années, un petit dinosaure fit son apparition. Mozilla, version libre du code de Netscape, remis au goût du jour par de petites mains linuxiennes la plupart du temps, luttait contre le géant Microsoft afin de proposer une alternative a IE qui, seul, ne tenait pas compte des recommendations du W3C (ce serait impensable aujourd'hui).

IE vs FireFox : la victoire du fils

Mozilla, arrivé à bout de souffle. Fatigué d'une lutte impossible contre le géant, essoufflé par les million de microsoft, le dinosaure donne jour au renard roux. Plus vif que son père, celui-ci gagna petit a petit la guerre contre IE. Une communauté reboosté par cette victoire trouva un langage, certe un peu abrupte, mais offrant des possibilités immenses : le XUL. Que celui qui n'a pas louché en tentant de comprendre ce langage la première fois lève la main… Oui, nous sommes tous dans le même cas. Mais les développeurs étant ce qu'ils sont, ils ont trouvé la parade : lorsqu'une tâche est trop compliquée, on créé un programme qui le fait pour nous. Ainsi arrivèrent différent plugins qui n'étaient que des interfaces entre le navigateur et la volonté du programmeur débutant.

On ne compte pas le nombre de modules existants pour FireFox : de FireBug a WebDeveloper, en passant par Mouse Gesture et Gmail Notifier (et encore, je ne parle que de ceux que j'utilise fréquemment). La victoire de FireFox est en grande partie due à ces modules, aussi nombreux qu'interressant, permettant d'étendre les fonctionnalités du navigateur à volonté.

Chrome : le nouveau chevalier d'acier

L'arrivée de chrome en 2008 fut, parmis les connaisseurs, comme un coup de tonnerre dans le Landerneau. Dés le premier jour, le nombre de téléchargements batti des records. Quelques mois avant, on entends des rumeurs comme quoi Google (qui commencait déjà à faire autre chose qu'un moteur de recherche avec GMail) allait sortir un navigateur. Rumeurs démanties, mais l'idée avait du germer, ou alors la rumeurs n'était pas si fausse, car un an après environ, un lien apparut sur la page la plus visité au monde : la page d'acceuil de Google.

Dans un premier temps, ce nouveau venu, acceuilli avec de grands feu d'artifices, ne fit finalement que quelques vagues sur la toile. Un peu plus rapide que FireFox, la différence n'était pas si tangible que ça. Les développeurs habitués à FireFox regardèrent Chrome du coin de l'œil, mais sans vraiment lancer de développements dessus,  de petits projets, une calculatrice, deux-trois jeux vite fait, mais pas vraiment plus.

FireFox 3 : l'obésité

Sorti en 2006, la version 2 de FireFox offrait plus de possibilités, plus de plugins que jamais, plus de choix, bref, mieux qu'avant. Cependant, le prix de telles innovations fut un ralentissement du moteur. Bien que léger, cette perte de vitesse n'était que le début d'un phénomène simple : la communauté de plus en plus grande, créait du code plus difficile à maintenir que ceux des navigateurs maintenus par de grandes sociétés (sauf en ce qui concerne IE).

Finalement, le petit renard, devenu obèse tenta un nettoyage en passant à la version 3. Malheureusement, les choix fait ne permirent pas de compenser la perte de vitesse engendrée par un code mal maintenu et désordonné.

Web mobile : tel père, tel fils

Quelque chose auquel la fondation Mozilla ne peux rien, l'apparition du web mobile est pour FireFox le début du naufrage. En effet, le projet n'étant pas supporté par une société gérant aussi une OS mobile, il lui est difficile de s'imposer sur un marché en pleine expansion. Même si Fennec est de bonne qualité, il reste trop marginal et rare son les utilisateurs a l'utiliser.

Ainsi, FireFox Fennec retrouve le même duel que Mozilla mais sur une autre plateforme. En duel contre Chrome OS sur android et Safari sur IPhone, il semble que les combats contre bien plus grands soient héréditaires.

FireFox 4 : un problème de chiffres

FireFox 4 est sorti en mars 2011. À sa sortie, la fondation mozilla annonce que les mises à jour majeurs seront moins espacées dans le temps. On parle ainsi d'une nouvelle version majeure tous les 6 mois. La cause de cette accélération : IE sors sa version 9, chrome est déjà à une version suppérieur à 10, Safari devait en être à la 4. Ils avaient peur que des utilisateurs ne pensent qu'à cause du numéro de version, le logiciel soit moins abouti… Du coup, le nettoyage est fait parmis les vieux modules qui ne sont plus mis à jour.

Mais bon, nous sommes aujourd'hui en août 2012 et nous en sommes à la version 14, soit 10 versions en 18 mois. Ça fait quand même beaucoup plus qu'une version tous les 6 mois. Du coup, les modules qui avaient fait la puissance du petit renard n'arrivent plus vraiment à suivre les changements de versions trop rapides et on se retrouve souvent avec le message disant que les modules ne sont plus à jours après un changement de version. On est alors obligé de chercher un autre plugin faisant la même chose… très ennervant pour l'utilisateur.

Firfox 23 : le zombie

Aujourd'hui, les performances n'étant plus vraiment au rendez-vous, les pluggins s'ammenuisant à chaque version, FireFox devient vieux et fatigué; anciennement obèse, il devient apathique au fond de son terrier. Moins rapide qu'avant à cause d'un code décrépit, laissé pour compte des nouvelles technologies, le gros renard n'est plus aussi performant qu'a ses débuts et laisse de plus en plus de place au chevalier chromé.

Mais G(M)ozilla est un habitué des retours fracassants, toujours plus enragés et plus puissant que dans l'épisode précédent. Après avoir donné vie à un petit renard vif et agile, l'avoir donné en pature à la communauté, il se pourrait bien qu'il nous livre un nouveau rejettons, mais sans reproduire les erreurs passées…

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